Message à la haute sphère

Méfiez-vous de cette violence insolente,

Des malfrats de petite envergure,

Car pour eux la société reste impuissante,

En inscrivant l’impunité sur leurs murs.

 

Méfiez-vous de l’arrogance de ces mineurs,

Volant, tuant pour quelques euros,

Car demain ils feront régner la terreur,

Quand ils rentreront en meute dans vos bureaux.

 

Méfiez-vous de votre laxisme grandissant,

Face à ces enfants non éduqués,

Il faudra bien qu’un jour vous montriez les dents,

Pour que le peuple et l’enfance soient protégés.

Publié dans : Non classé | le 3 décembre, 2012 |Pas de Commentaires »

Ecran plat…

J’aime ce silence,

Qui bouscule la tempête,

Après bien des violences,

Inscrite dans ma tête.

 

Je n’ose plus regarder cette télé,

Qui comme un monstre me dévore,

Je préfère l’écriture à cette liberté,

Aux télé-réalités que je déplore.

 

Que restent-ils des belles émissions,

Celles qui me prêtaient à rêver,

Il ne reste plus que crimes et fictions,

Sur ces écrans banalisés.

 

Triste temps pour Casimir,

Qui sans doute a émigré,

Vers une civilisation du souvenir,

Des enfants qui l’aimaient.

 

Quand je pense à cette redevance,

Que je continue de payer

Tout ça pour de la décadence,

Je n’ai plus envie de donner mes deniers.

Publié dans : Non classé | le 3 décembre, 2012 |Pas de Commentaires »

A ma grand-mère

Tu as dans les yeux,

La douleur d’une mère,

En ce jour malheureux,

D’avoir fleuri un cimetière.

 

Ton fils est parti au printemps,

Nous laissant dans l’ignoble tristesse,

Il n’avait que soixante- six ans,

Bien trop tôt pour qu’il disparaisse.

 

Tu as dans les yeux,

Le regret de ne pas avoir pris sa place,

Ta colère insulte les cieux,

Dans cette impuissance qui nous glace.

 

Aussi pour toi nous formerons ce cercle puissant,

Pour te protéger en embrassant tes larmes,

Afin que la mort nous oublie un instant,

En écrasant cette souffrance qui s’acharne.

Publié dans : Amour | le 1 décembre, 2012 |Pas de Commentaires »

Mon fils

Mon fils, ma lumière,

Mon tout petit, ma fierté,

Le temps a exaucé ma prière,

Le jour où j’ai pu enfanter.

 

Que de chemin parcouru,

D’espoir et de larmes,

Avant de sentir dans mon ventre menu,

La vie grandir sans vacarme.

 

Grace à toi j’ai percé le mystère,

De cet amour puissant,

Un amour qui me faisait devenir mère,

Jour après jour en t’attendant.

 

Puis comme par magie,

Dans un flot d’angoisses et de souffrance,

Ma vie fut bouleversée par ton premier cri,

L’amour transperça avec toi le silence.

 

Mon fils, ma lumière,

Mon grand, ma fierté,

Quel bonheur d’être mère,

De sourire à cette éternité.

Publié dans : Amour | le 30 novembre, 2012 |1 Commentaire »

Non je ne t’aime pas

Non je ne t’aime pas, toi la vieillesse,

Je n’ai pas envie de porter ton fardeau,

De te ressembler avec tes faiblesses,

D’apprendre à connaître tous tes maux.

 

Non je ne t’aime pas, toi l’édifice branlant,

Visage éteint sur les chemins de l’automne,

Squelette affaissé sur un fauteuil roulant,

Paroles incohérentes que les hyènes chantonnent.

 

Non je ne t’aime pas, toi qui me fais peur,

Toi au parfum nauséabond qui chatouille mes narines,

Carcasse posée là qui regarde passer les heures,

Telle une curiosité oubliée en vitrine.

 

Non je n’aime pas cette vieillesse là….

Publié dans : Vieillesse ennemie | le 29 novembre, 2012 |4 Commentaires »

Petite note d’humour…

Je vais vous conter l’histoire,

Du skieur de l’étang de Berre,

Le souvenir d’un rire dans ma mémoire,

Car le skieur c’est mon père !

Tout dodu sur ses skis,

Le sourire aux lèvres,

Poursuivant le bateau accroché à une corde,

Il fit maintes figures devant les badauds ahuris,

Saluant d’une main les minettes sur la grève.

Ce jour là il faisait beau,

Les rayons du soleil étaient prêts à nous mordre,

Nous regardions ses prouesses, il sautait les vaguelettes,

Le roi de la glisse était là ! Sur l’étang de berre.

Puis tout à coup il tomba sans délicatesse,

Eclata comme une galette, survolant la brise légère.

Le skieur s’écria : Mon dentier ! Mon dentier !

Habillé de cette eau en train de s’esclaffer.

Son dentier s’était envolé de sa bouche souriante,

Il sombra, il coula au beau milieu du brouhaha.

Le bateau tout entier rigola pensant à la tête des poissons,

Qui regarderaient le dentier danser avant de toucher le fond.

On remonta le malheureux édenté,

Dans le bateau tremblant de rire.

Le skieur embêté mais cependant amusé,

Clama aux pêcheurs qui voulaient bien l’entendre,

De ramasser leurs filets afin de récupérer son dentier.

Peine perdue, il ne fut pas entendu.

Et le soir venu, il rentra dans sa chaumière,

Auprès de ma mère toute abattue de ne pas reconnaître mon père.

C’était l’histoire du skieur de l’étang de berre,

Une journée mémorable avec mon père.

Publié dans : Humour | le 29 novembre, 2012 |Pas de Commentaires »

L’aube…

L’aube me réveille sous les draps,

Je savoure l’instant de nos corps emmêlés,

Je me rapproche encore un peu plus de toi,

Pour sentir ta peau avant de me lever.

 

Je regarde avec tendresse tes cheveux grisonnants,

Tes yeux, ton visage encore endormi,

Chaque jour il faut prendre le temps,

Le temps de s’aimer pour ne pas sombrer dans la nuit.

 

Mains voyageuses pour une visite d’amour,

Je te réveille en te caressant,

Sourires et mots doux accourent,

Pour commencer la journée en chantant.

 

Aube de plus en plus incertaine au fil du temps,

Je veux te dire chaque jour mon amour,

Que nos vies enlacées passionnément,

Valent tous les plus beaux discours.

Publié dans : Amour | le 29 novembre, 2012 |1 Commentaire »

Grace à vous

Grace à vous,

Je n’ai pas perdu mon père,

Il ne dormira pas dans un trou,

Aux portes du Paradis ou de l’Enfer.

 

Grace à vous,

Il ne portera pas de poche urinaire,

Il restera fier et debout,

Comme un homme ordinaire.

 

Grace à vous,

Sa souffrance fut temporaire,

Même s’il voyait des trains partout,

Dans sa chambre particulière.

 

Grace à vous,

On peut faire confiance à la médecine,

En parler sans tabou,

 Oublier les heures assassines.

 

Grace à vous,

Je n’ai pas perdu mon père,

Certes j’ai prié à genoux,

Mais c’est à vous que je dédie ces vers.

 

Un grand merci au Docteur Tolédano et à toute son équipe

Service chirurgie urologique de l’Hôpital Nord 13015 Marseille

Publié dans : Voyage médical | le 28 novembre, 2012 |1 Commentaire »

Mémoire

J’ai longtemps observé,

Votre corps puni par la vie,

Cette âme désorientée,

Votre regard ressemblant à la nuit.

 

Vous marchiez sans cesse,

Recherchant l’ultime chemin,

Mais votre mémoire la traîtresse,

Vous faisait déambuler pour rien.

 

Parfois vous arrachiez vos vêtements,

Préférant l’insoutenable nudité,

Il fallait alors s’armer de patience par moment,

Pour vous aider à vous rhabiller.

 

Et puis vos larmes écrivaient des mots,

Ceux perdus dans l’abysse de la maladie,

Mais j’arrivais à comprendre vos maux,

Le temps d’une caresse sur vos cris.

Publié dans : Vieillesse ennemie | le 28 novembre, 2012 |Pas de Commentaires »

Lettre à Camille Claudel

Je vais tisser l’absence avec un fil de soie,

En écoutant l’oraison d’une histoire qui s’évanouit ;

Dans le Léthé mon cœur et mes yeux se noient,

Les longs fleuves tranquilles sont les dignes tombeaux de l’oubli.

 

Aujourd’hui, je n’ai point l’envie de jeter mon esprit dans les fleurs,

Je pense à Camille, à son destin de maîtresse modelant son malheur,

Aux longs sanglots engloutis dans la glaise immobile,

La douleur est si simple, qu’elle vit encore dans ces œuvres indélébiles.

 

Cependant quelques plaisirs coupables restent figés à jamais,

Sur cette chair inerte et complaisante, froide comme le marbre,

Les désirs anciens flottent dans l’immensité mystérieuse des musées,

Les soupirs enlacent les suprêmes adieux pour mourir sur des joues glabres.

 

Ô Camille je caresse tes joies, tes larmes dans cette nuit obscure,

J’embrasse ces bronzes où les déchirements et l’amour transpirent,

Je recherche dans les constellations les rimes de nos blessures,

Ainsi que ces petits brins de folie où la beauté soupire.

Publié dans : Evasion | le 28 novembre, 2012 |Pas de Commentaires »
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